Quand vous faites le bilan de votre année…

Vous commencez par quoi ? Par vos échecs… ou par vos réussites ?

Vos échecs occupent 80 % de vos bilans annuels,
alors qu’ils ne représentent souvent que 20 % de votre année.

Cette “Pareto inversée” coûte cher à votre organisation.


Décembre . L’heure des bilans et des objectifs.

Dans la plupart des entreprises, je constate le même réflexe :
analyser longuement ce qui n’a pas fonctionné,
et survoler rapidement ce qui a réussi.

Cette asymétrie est révélatrice d’un biais cognitif :
nous accordons naturellement plus d’attention aux problèmes qu’aux réussites.

Pourtant, l’approche systémique nous enseigne que les solutions
se trouvent souvent dans l’analyse fine des exceptions positives —
ces moments où, malgré tout, les choses ont fonctionné.

Un directeur commercial me confiait :
“Nous avons passé trois heures à disséquer nos échecs commerciaux,
mais pas une minute à comprendre pourquoi
certains clients nous sont restés fidèles malgré la crise.”

Ce que nous cherchons dans les problèmes,
nous pourrions le trouver plus efficacement dans les réussites.

Quand une équipe a changé sa question de :
« Pourquoi avons-nous échoué ? »
à « Comment avons-nous réussi là où nous avons réussi ? »,
elle a découvert des ressources insoupçonnées
et des stratégies implicites qui fonctionnaient déjà.

En cette fin d’année, je vous propose un exercice différent :
identifiez trois succès, même modestes,
et analysez-les avec la même rigueur que vous accorderiez à un échec.

1️⃣ Quels facteurs ont contribué à cette réussite ?
2️⃣ Quelles compétences ont été mobilisées ?
3️⃣ Quelles conditions l’ont rendue possible ?

À l’approche des fêtes🎄, offrez à votre équipe
le cadeau d’une attention portée à ses forces plutôt qu’à ses faiblesses.

💬 Et vous, quand vous faites votre bilan,
regardez-vous d’abord ce qui a échoué ou ce qui a marché ?

De Jong, P., & Berg, I. K. (2012). L’entretien en thérapie brève orientée vers les solutions. Bruxelles: Satas.

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