C’est ce qui reste après avoir agi malgré vos doutes.
Nous avons tendance à croire que la confiance est un préalable à l’action. Qu’il faut d’abord se sentir confiant pour oser agir. Mais cette croyance est exactement l’inverse de la réalité : la confiance est le résultat de l’expérience, pas sa condition.
Sophie, cadre dirigeante, hésitait à postuler pour un poste à responsabilité. “Je ne me sens pas légitime, je manque de confiance”, m’expliquait-elle. Son raisonnement semblait logique : “Quand j’aurai plus confiance en moi, je pourrai postuler.”
Cette croyance créait un cercle vicieux parfait : en attendant de se sentir confiante pour agir, elle se privait précisément des expériences qui auraient pu générer cette confiance.
L’approche systémique stratégique propose un renversement radical de cette logique. Au lieu d’attendre de se sentir prête, Sophie a commencé par agir “comme si” elle avait confiance, en commençant par de petites actions concrètes : prendre la parole en réunion, proposer une idée, postuler pour ce fameux poste.
Chaque petit pas, chaque expérience – même imparfaite – a progressivement construit sa confiance de l’intérieur, non pas comme un sentiment abstrait, mais comme une certitude ancrée dans le réel.
Cette approche repose sur trois principes fondamentaux :
1️⃣ La confiance est un résultat, pas un préalable
2️⃣ L’action précède le sentiment, pas l’inverse
3️⃣ Les petites expériences répétées sont plus efficaces que les grands défis occasionnels
Quelques mois plus tard, Sophie dirigeait sa nouvelle équipe avec une assurance naturelle. Non pas parce qu’elle avait trouvé une confiance magique, mais parce qu’elle avait accumulé suffisamment d’expériences concrètes pour savoir, et non plus seulement espérer, qu’elle en était capable.
Référence : Vitry, G., Garcia-Rivera, T., de Scorraille, C., Paoli, B., & Brosseau, O. (2019). Stratégies de changement. 16 prescriptions thérapeutiques. Toulouse : Érès.