Une expression que tout le monde connaît, mais que peu de gens analysent vraiment…
Et pourtant, c’est probablement le diagnostic non-officiel de milliers de managers, parents, collègues, amis… et je dois bien l’avouer, le mien aussi parfois. 👇
On imagine toujours que “trop bon” veut dire : personne adorable, cœur immense, avenir radieux et c’est en partie vrai !
Dans la réalité, c’est souvent : agenda saturé, énergie au fond du frigo, et capacité quasi olympique à dire « oui » même quand on pense très fort « ah non pitié, pas encore une réunion à 18h un vendredi ».
Et le plus ironique ? C’est un mécanisme qu’on fabrique nous-mêmes.
Pas “les manipulateurs égoïstes”.
Nous, avec nos réflexes de sauvetage automatique.
L’approche systémique révèle cette vérité dérangeante :
notre “bonté excessive” n’est pas une qualité isolée, mais un rouage dans un système relationnel dysfonctionnel que nous contribuons activement à maintenir.
Prenez Lucie. Dirigeante brillante, efficace.
Mais dès qu’un collaborateur éternue, elle organise une task force.
Elle m’a dit un jour : « Je suis la seule à pouvoir résoudre les problèmes. »
Vraiment ? Ou juste la seule à se jeter dessus plus vite que son ombre ?
Le plus surprenant quand on commence à poser des limites ? Les autres s’adaptent bien mieux qu’on ne l’imagine.
Comme cette amie qui n’est jamais venue vous voir à la maternité après votre accouchement.
Quand c’est son tour d’avoir un bébé, vous lui dites simplement que vous avez « piscine » ce jour-là – et surprise : elle ne vous en veut même pas !
Le problème, ce n’est pas votre gentillesse.
C’est votre formation olympique en sur-responsabilisation.
Une discipline redoutable qui cache souvent :
👉 Une peur du conflit (qui n’arrive généralement jamais)
👉 Un besoin excessif d’approbation (que vous n’obtenez pas plus en vous épuisant)
👉 Une difficulté à vous valoriser autrement que par le service rendu (alors que votre valeur est bien plus grande!!)
L’approche systémique casse le mythe : non, poser une limite ne fait pas de vous un monstre .
Non, dire « non » ne provoque pas une rupture de l’ordre cosmique.
Et non, le monde ne s’arrête pas de tourner si vous prenez un jour de congé sans répondre aux mails.
De “trop bon trop con”, on peut passer à “gentil, mais pas disponible pour se sacrifier aujourd’hui” 🙂
Ça s’apprend. Ça se pratique. Et ça change tout.
Parlons-en !
Je suis bien rodée sur le sujet …tant sur le plan professionel que personnel 🙂